Bon, par où commencer ?
Je suis bien arrivée en Californie donc.
J'ai maintenant un "chez moi", avec un vrai matelas, une vraie douche et bordel une vraie couette !
Et des chasses d'eau qui marchent.
Croyez moi ça peut devenir un luxe à certains endroits.
Bon maintenant qu'on a dit qu'on était content.
Grognons un peu ! C'est ce que je fais le mieux je crois ... =D
Première chose, Mardi à la fin de mes cours, je vais à l'academic office pour obtenir un livre que mon prof d'anglais sino-américain du nom de Burke (prononcé 'Beurk') m'a demandé d'acquérir.
Je vais donc au bureau, je frappe, on me dit d'entrer, je fais un sourire, j'explique la situation.
Petit sourire pincé de la directrice qui semble avoir beaucoup de peine à se lever pour attraper le dit bouquin.
Elle me demande comment je m'appelle, je le lui dit. Elle me demande de répéter, je répete, et j'épelle, pour que ce soit plus simple. Encore un sourire, et cette garce lève la tête me regarde agacée et me dit "Je vous ai demandé votre nom, si j'avais voulu que vous l'épeliez je vous l'aurai demandé".
Okay... Relax'.
Je redis donc mon nom. Elle l'écrit mal. Je lui dit, non pas d'apostrophe. Le tout attaché.
Elle me re-regarde d'un air agacé, soupire.
Je lui demande si elle préfère que je l'écrive, elle me tend le papier.
J'écris. A peine je termine qu'elle me dit "ça va, j'ai compris", et qu'elle m'arrache le papier des mains.
Conasse.
Non sérieusement. Si tu ne veux pas qu'on t'épelle les noms de famille, ne soit pas directrice d'une putain d'école de langue, internationale.
Je suis repartie de là énevée contre la terre entière.
"Soyez aimables". Tu parles, pour ce que ça nous apporte.
Du reste j'ai décidé d'aller me poser au starbucks de Barney & Nobles pour me calmer les nerfs.
A mon plus grand soulagement, c'était ouvert.
Encore une chose énervante ?
J'ai fait quelques magasins hier après midi.
Et il se trouve que les vendeuses, sont malgré elles insupportables.
Ils appellent ça la politesse, j'appelle ça 'Intrusion dans la vie privée d'autrui'.
Depuis quand les gens que je ne connais pas s'enquierent-ils de mon état d'esprit ?
Pourquoi s'entêtent-ils tous à me demander comment je vais quand je les coise dans les rayons ?
Ils s'en fichent, ils n'attendent même pas la réponse qu'ils reposent la question à un autre client.
Chaton, si ça ne t'intéresse pas, ne me le demande pas.
Et qu'est ce que c'est que ce truc d'alpaguer les gens en leur demandant : "What's up ?"
Je suis censée répondre quoi à ça moi ? "Oui, Non ou Merde" ?
Je lui répond que mon chat est malade, que ma soeur mange des carottes et que j'ai un pied plus grand que l'autre ? Ou bien je fais un sourire et je laisse pisser le mouton ?
Starbucks te demande même ton prénom pendant les rush hours. La première fois j'ai eu du mal.
Comment tu t'appelles ?
...
Comment tu t'appelles ?
Quoi ?
Ton prénom ?
Non, pas de crème merci.
Non, je te demande ton prénom...
Non, je n'ai pas la carte de fidélité.
...
Mon prénom ? (Mais pour quoi faire ?)
Pour l'écrire sur ton verre.
Ahhhh, Okayyy...
Marion.
Mary ?
Non, Marion.
Ok.
Devinez ce qui était écrit sur mon verre, au marqueur noir, en lettres capitales ?
Mary.
Arf' peu importe. Mary c'est okay.
Par contre, hier, on m'a redemandé mon prénom j'ai répondu du tac au tac : MARION
(articulation parfaite je tiens à préciser.)
Et sur mon verre, il était écrit MILDRID. Preuve à l'appui.
J'ai une tête à m'appeler Mildrid ? Mais les gars, personne n'a une tête à s'appeler Mildrid.